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lundi, 14 avril 2008

Allez les ponettes, aux asperges !

Hiver 54, chez Madame Arthur, une boîte de travelos du XVIIIème arrondissement (elle existe toujours, 75 rue des martyrs). Tard dans la nuit, et avant le petit matin, la revue est terminée, et la grosse clientèle est partie. C'est l'heure à laquelle débarquent les putes de la Porte de La Chapelle, disciplinées comme des collégiennes, et sous la houlette d'une sous-maîtresse en manteau de vison.

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samedi, 22 mars 2008

22 mars 1968





Nanterre était une nouvelle fac. Pas plus de 1000 étudiants. Il n'y avait ni bistrot ni cinoche dans les parages. A la Cité Universitaire, les garçons n'avaient pas le droit d'entrer dans le bâtiment des filles : mais le contraire était permis. Dans l'ascenseur des filles, il y avait tagué :
Jouissez sans entrave !

Nanterre avait été construite à côté d'un bidonville d'ouvriers et de rapatriés d'Algérie. Les étudiants mangeaient des brochettes avec les arabes ; quand une fille ou un môme se faisaient frapper par leurs darons ou leurs frères, ils allaient se cacher à la Cité Universitaire.

En fait, malgré - et même, à cause - de ce no-man's land urbain, les 1000 étudiants de Nanterre se connaissaient tous et les liens étaient renforcés. Dans pareil environnement, se fréquenter était une question de survie.

C'était la France de Tante Yvonne : pas de liberté sexuelle, pas de droit à la contraception, à l'avortement ; les femmes devaient demander à leur mari l'autorisation d'ouvrir un compte en banque. Alors à Nanterre et dans d'autres facs, notamment à Strasbourg, des brochures circulaient, contre la répression sexuelle. Il y avait des manifestes, des réunions publiques. Et bien sûr, on se révoltait contre le capitalisme et la guerre au Viet-Nam.

Le soir du 20 mars 1967, un garçon de Nanterre lance : Et si on occupait le bâtiment des filles ?... C'était non-prémédité. Et le lendemain, malgré une franchise datant du Moyen-Age et interdisant à la police d'entrer dans les universités, les forces de l'ordre évacuent l'internant des demoiselles. Une liste noire est dressée, avec 29 noms : il est question de les interdire de cours. Parmi les noms figure celui de Daniel Cohn-Bendit.

A la rentrée universitaire 1967, on apprend que Dany-le-rouge est transféré de Nanterre à la Sorbonne. 10 à 12 000 étudiants se mettent en grève. Cohn-Bendit est maintenu à Nanterre. Mais il est bientôt menacé d'expulsion hors du territoire national.

Le 22 mars 1968, en début de soirée, plus d'une centaine d'étudiants se rassemblent au pied de la tour administrative de la fac de Nanterre. Quelques jours plus tôt, 3 ou 4 étudiants avaient été embarqués par la police, après le saccage des bureaux d'American Express, derrière l'Opéra de Paris.

Une tour de 8 étages, symbole vaguement phallique du pouvoir. En haut, la salle du conseil de l'université, le saint des saints. On s'interroge : la tour ou un amphi ?... Les manifestants envahissent le rez-de-chaussée. On s'interroge encore : on reste là, ou on va plus haut ?... Cohn-Bendit met en garde contre les possibles poursuites judiciaires, si la salle du conseil est occupée. Mais il ajoute qu'il se ralliera à la majorité.

Or celle-ci veut aller jusqu'en haut. Au huitième !... Alors, au bas des escaliers, on force le barrage formé par les corps de l'assesseur du Doyen et du chef du personnel. Non sans avoir d'abord reculé après une première résistance.

Là haut, ils sont 150. Très vite, ceux qui veulent tout casser se barrent, puisque la majorité a décidé de ne pas foutre le bordel. En partant ils ont le temps de bomber les murs :
Les syndicats sont des bordels, l’Unef est une putain !
Professeurs vous êtes vieux… votre culture aussi !
Le savoir est en miettes, créons !
Restent alors les anarchistes et les trotskystes. Un appel est rédigé. Mai 68 est lancé.

samedi, 29 décembre 2007

Gainsbourg et William Klein



klein_gainsbourg.jpg Pour la pochette de son premier album new-yorkais - Love On The Beat (1984) - Gainsbourg avait pensé au photographe, peintre et cinéaste William Klein, un natif américain installé à Paris. Tous les deux sont nés la même année, 1928, à quelques jours d'intervale. Tous les deux sont des fils d'immigrés juifs : l'un à Paris, l'autre à New York. Enfin, tous les deux ont commencé par la peinture : Klein avec plus de bonheur et de talent que Gainsbourg.

Serge et William avait fait connaissance en 1967 sur le tournage de Mister Freedom. Gainsbourg avait composé la musique. En voyant les rushs, il avait voulu un petit rôle. Et il l'a eu.

Coup de fil à 3 heures du mat' - On est en 1984, et Klein est parti tourner un film en Italie. Depuis Paris, Gainsbourg assaille tous les jours de coups de téléphone la réception de l'hôtel. Sans succès : Klein ne rentre que très tard dans la nuit. Mais, professionnel, le réceptionniste signale infatigablement la communication. Klein finit par lâcher au réceptionniste : "dites-lui de rappeler à 3 heures du matin !"... 24 heures plus tard, Gainsbourg arrive enfin à joindre Klein.

Très excité, Gainsbourg explique qu'il veut un portait de lui en travesti. Klein réplique : "génial, on va faire une pouffe !"... Mais Gainsbourg a une bien meilleure idée : "ah non, je veux être très belle !" Gainsbourg songe aux photos que Klein avait fait pour Vogue (voir ci-dessous) : il veut qu'il s'en inspire, il veut le porte-cigarette, la cendre démesurément longue, etc... Klein parle alors de travailler en noir et blanc. Et il met en garde : il va falloir beaucoup retoucher... Alors Gainsbourg parle d'arrêter de boire pendant quelques jours, de se "mettre au wagon"... Ce qu'il a effectivement fait pendant les 8 jours qui ont précédé la séance photo.



La séance photo - Ils se donnent rendez-vous à Paris, dans une brasserie du côté du métro Alésia. Puis ils se rendent au studio, tout proche. Là, tout fier, Gainsbourg fait écouter plusieurs fois les maquettes de l'album à Klein.

La maquilleuse se met alors au travail. Du Kohl, du fonds de teint, des faux-cils, des faux-ongles, des bagues, etc. Les oreilles de Gainsbourg, trop proéminentes, sont attachées avec du scotch. Le tout se déroule dans la bonne humeur, Serge se montrant pour la circonstance patient, affable et très collaboratif.

Plusieurs clichés sont pris, mais la photo qui est retenue a encore besoin de retouches. Alors Klein l'expédie au meilleur retoucheur sur la place de Paris : des cernes sont gommées, la peau est lissée, la bouche est retravaillée, et la cendre de cigarette est allongée jusqu'à l'extrême limite de l'équilibre...

... Comme sur ces clichés pris par William Klein une vingtaine d'années plus tôt.



Gainsbourg, William Klein

dimanche, 14 octobre 2007

La Fin Tragique De Supercopter

Ah, la série Supercopter (Airwolf en américain)… Les beaux jours de La 5… Tournée entre 1984 et 1987, la série avait connue 4 saisons. Elle n’était arrivée en France que le 21 avril 1986. Dès la fin de la 3ème saison, le personnage principal de la série, le super-hélicoptère, avait été revendu à une firme allemande. Qui l’avait débarrassé de tous ses improbables gadgets, l’avait repeint, et l’avait reconverti en ambulance.

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dimanche, 26 août 2007

30 août 1997 : la journée de merde de Henri Paul, le dernier chauffeur de Lady Di


Dans la chaleur de l'événement, au soir du 31 août 1997, les télévisions ont présenté Henri Paul, le dernier chauffeur de Lady Diana, comme un alcoolique notoire : Monsieur Paul, avec cette unique photo tellement à l'opposé du glamour et du strass des portraits de la princesse, et qui ne manque pas de suggérer un homme habitué des comptoirs et professionnellement irresponsable.

Comme si la direction du Ritz avait collé comme chauffeur, au fils du patron et à la princesse de Galles, un pauvre bougre plein comme un théâtre...

Ce soir, nous allons réparer une injustice : celle qui a consisté à faire de Henri Paul un pauvre type à la vie dissolue.
Alors que c'est tout le contraire : les plus régulièrement alcoolisés et menant une vie moralement misérable étaient bel et bien Dodi Al-Fayed et Lady Diana, et non Henri Paul.

On va raconter brièvement cette dernière journée de Monsieur Paul, un homme ayant des responsabilités stressantes, faisant son métier où il était corvéable à merci.
Qui avait des passions dans la vie, le piano, Liszt et Schubert, l'écologie et piloter des avions ; mais qui a eu une journée de merde justifiant certains apéritifs dans la soirée.

Samedi 30 août 1997, dans la matinée - Partie de tennis habituelle avec un ami, Claude Garrec. Henri Paul décline l'invitation à boire la traditionnelle bière d'après-partie. Hé oui, Monsieur Paul est professionnel : en tant que chef de la sécurité du Ritz, ayant une vingtaine de personnes sous ses ordres, il sait qu'il ne peut pas se permettre d'accueillir avec une haleine chargée la princesse de Galles et Dodi Al-Fayed, le fils de son patron. Henri Paul est bien évidemment stressé par la responsabilité de la sécurité de ses deux clients, encore plus importants et capricieux que tous les autres. Son métier lui fait prendre du prozac et des anti-dépresseurs.

Aérodrôme du Bourget, 15 heures - Arrivée par vol privé de Lady Di et de Dodi Al-Fayed. Déja, c'est l'émeute et la meute des paparazzi (ils font leur métier, aussi...). Henri Paul n'est pas habitué à ce genre de choses. Rien à voir avec les tranquilles épouses des princes saoudiens, qu'il a l'habitude d'accompagner dans leur shopping de luxe (c'est lui qui se trimballe avec le cash)... Tandis que les happy fews partent en tête dans une limousine, Monsieur Paul suit dans la Land Rover avec les bagages. Les motos des paparazzi leur font une escorte bruyante et oppressante...

Hôtel Ritz, Place Vendôme, 16 heures - Le bordel. Au milieu de la cohue des paparazzi, il faut tout sécuriser : la sortie hors de la limousine de la princesse et de son boy-friend, et l'extraction des bagages.
L'attente pendant trois heures, que leurs altesses fassent les plans de la soirée : dans quel restaurant ultra-fin et ultra-branché manger, dans quel appartement doré passer une nuit la plus romantique possible,etc.
Pendant ce temps là, Monsieur Paul fait le planton, sans boire un seul verre.

Rue des Petits-Champs, Paris VIIIème, peu après 19 heures - On lui a dit qu'il pouvait partir, alors Henri Paul rentre chez lui.
Dans la quiétude retrouvée de son appartement au 5ème étage, Monsieur Paul se prend enfin un solide apéritif bien mérité : les trois-quarts d'une bouteille de vermouth. Il est persuadé que son service au Ritz est fini...
Mais Chez Benoît - un bistrot parisien à la mode à cette époque - la soirée de la princesse et de Dodi tourne au fiasco : le commis de service à la sécurité n'arrive pas à éloigner les journalistes. Alors tout ce petit monde retourne au Ritz. Et bien sûr l'on rappelle Monsieur Paul, parce que lui, au moins, il sait y faire...

Hôtel Ritz, 22 heures - Consciencieux (servile ?) Henri Paul a rappliqué dare-dare en un quart d'heure.
Au moment de prendre sa voiture, en bas de chez lui, Josy, la patronne d'un bar lesbien de la rue de Chabanais - La Champmesle - le voit :
J'ai 25 ans de métier, j'en ai vu des mecs bourrés... Alors je peux vous assurer que Monsieur Paul n'avait pas l'air d'être ivre ce soir-là...
Il a le temps de lui lancer :
A toute à l'heure les filles !... Je reviendrai pour une bière...

Et c'est de nouveau l'attente au Ritz, avec les gardes du corps, les chauffeurs, les larbins... Pendant ce temps-là, Dodi et Lady Di dînent et refont les plans de la soirée... Monsieur Paul se prend un ricard et fume des cigarillos.

Samedi 30 août, minuit - Dodi Al-Fayed se prend pour James Bond, il a un plan. La bague qu'il a offerte à Diana n'a pas le succès escompté, sa fierté virile en a pris un coup...
Alors Dodi Al-Fayed imagine le scénario suivant : deux voitures bidons vont quitter le Ritz par l'entrée, Place Vendôme, et les paparazzi les moins doués suivront ; mais la princesse s'enfuira grâce à une voiture qui sortira par l'arrière du palace, et les paparazi les plus chevronnés les prendront en chasse... Pour ça, Henri Paul est l'homme de la situation : 2 jours auparavant, sa licence de pilote d'avion s'est vue renouvelée (il a le droit de piloter même à visibilité réduite) ; et son patron, Mohammed Al-Fayed l'avait inscrit à une course de mercedes en 1991.

Henri Paul ne se voit pas disant au fils de son patron : désolé, je ne peux pas conduire, j'ai picolé... Et puis ce qu'il a dans le sang doit sûrement l'émoustiller. Wow, quel métier excitant... Il aurait eu le temps de dire à quelques journalistes, sur le trottoir :
Vous allez voir, il va falloir vous accrocher...


Tunnel sous le Pont de l'Alma, dimanche 31 août, 0 heure 25 - Avec 1,75 grammes d'alcool dans le sang plus des anti-dépresseurs ; pour faire plaisir au fils de son patron qui se prend pour James Bond, et parce qu'il se sent trop sûr de ses talents de pilote, Henri Paul accélère et va trois fois plus vite que la vitesse autorisée...

jeudi, 23 août 2007

Caroline Aigle (1974-2007)


Caroline Aigle, première femme pilote de chasse dans l'armée de l'air française, est décédée le 21 août dernier d'un cancer généralisé foudroyant. La maladie l'a emporté en un seul mois.

Une mort injuste : Caroline Aigle, sportive accomplie, n'avait même pas 33 ans. Elle laisse derrière elle deux très jeunes enfants.

Elle était née à Montauban le 12 septembre 1974. Fille de médecin militaire, elle a d'abord vécu avec ses parents sur le continent africain.

A 14 ans elle rentre en France et devient interne au Lycée militaire de Saint-Cyr. Curieusement, à cette époque, elle n'envisage pas de faire une carrière militaire.

Après le baccalauréat, elle fait maths sup' et maths spé' au Prytanée militaire de La Flèche. A l'issue de ces deux années de classes préparatoires, elle décroche son admission dans trois prestigieuses grandes écoles : l'ENSIETA (Ecole Nationale Supérieure d'Ingénieurs des Etudes et Techniques d'Armement), Normale Sup' (rue d'Ulm) et Polytechnique.

En 1994, elle choisit d'intégrer Polytechnique. Mais d'abord elle fait une année de service militaire chez les Chasseurs Alpins.

1997, après ses deux années d'études à Polytechnique, voit son intégration à l'Ecole de l'Air. Sportive éclectique, elle devient également, cette année-là, championne de France militaire de triathlon, et aussi championne du monde militaire dans la même discipline, et par équipe.

Le 28 mai 1999, elle obtient son brevet de pilote de chasse. A des journalistes venus l'interviewer, elle explique que son seul objectif était d'être pilote de chasse, et que le fait d'être la première femme en France était purement secondaire, voire sans importance. Elle a expliqué aussi que dans cette profession, où l'on est vétéran à l'âge de 35 ans, il n'y a plus de préjugé machiste depuis longtemps.

C'est donc un être humain d'excellence que la mort a emporté trop tôt.

dimanche, 12 août 2007

Shrek et l'énigme du jeu d'échec

Né en France en 1903, Maurice Tillet était dans les années 40 une star du catch outre atlantique. Un physique disgracieux qui n'est pas sans rappeler celui de Shrek, le héros du dessin animé du même nom... Comme lui, Maurice Tillet était assimilé à un ogre, celui des rings. Un gentil ogre qui a séduit immédiatement les foules se pressant aux matchs de catch. Mais la légende ne s'arrête pas là.

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mercredi, 1 août 2007

Cléopâtre aurait été enterrée à Paris


C'est une bien curieuse histoire que je viens de lire dans l'un des vieux A Suivre (numéo 116 - septembre 1987) de mon daron : la momie de Cléopâtre aurait été enterrée dans les jardins de la Bibliothèque Nationale à Paris !

Je résume les faits, avant de raconter cette légende.

- 30 avant J-C - Cléopâtre se suicide pour suivre dans la mort son amant, Marc-Antoine. Octave, le petit-neveu de César, premier empereur romain (sous le nom d'Auguste), fait détruire les statues et les pièces à son effigie. Mais il aurait permis que Cléopâtre repose aux côtés de Marc-Antoine dans le mausolée (actuellement immergé dans le port d'Alexandrie).

Ce qu'il y a de certain, c'est que l'on ne sait pas vraiment où a été enterrée Cléopâtre juste après sa mort.

Bonaparte, lors de la campagne d'Egypte, retrouve la momie ; et il la ramène avec lui en France. Motif invoqué : mégalomanie du corse, désir de posséder la reine des rois dont César a été amoureux... Plausible.

La momie va dormir pendant trois quarts de siècle à la Bibliothèque Nationale.

1871 : la Commune de Paris. Alors qu'au Louvre on descend à la cave La Vénus de Milo, les conservateurs de la B.N. ont la très mauvaise idée de faire pareil pour Cléopâtre : la momie se décompose à cause de l'humidité.

Pour faire oublier cette bourde, on décide alors de l'enterrer sous un massif de fleurs, dans la cour de la Bibliothèque Nationale.

13 octobre 1945 - Un article de Libé-Soir révèle l'anecdote, sur la base des indiscrétions d'un retraité de 78 ans, égyptologue distingué...

Années 60 - Des travaux ont lieu dans cette fameuse cour de la B.N. Cléopâtre est déterrée et ses restes sont brûlés dans la chaudière... Pour le plus grand confort des chercheurs de la grande salle.

Source : Jean Teulé, la momie de Cléopâtre, A Suivre n°116, sept. 1987.

lundi, 30 juillet 2007

Günter Euringer : l'enfant des Kinder Surprise


C'est l'un des 5 visages les plus connus d'Allemagne, et surtout par des millions de personnes de par le vaste monde. C'est l'enfant sur les emballages des Kinder, avec ces dents bien blanches qui ne sont justement pas maculées par le chocolat.

Il y a eu des légendes - sinistres ou dorées - sur ce gamin ; des journalistes ont enquêté ; la question a été posée sur bien des forums... Le mystère a duré pendant 30 ans... Mais en 2005 Günter Euringer lève le voile en publiant son autobiographie : Das Kind der Schokolade - L'enfant du chocolat... On regarde la photo : oui, c'est bien lui.

Günter est né à Münich en 1963. La photo est prise en 1973 : elle ne lui a rapporté que 300 Deutsch Mark, et elle sera constamment retouchée jusqu'en 2005, avant d'être remplacée par la photo d'un autre gamin... Günter n'est donc pas riche à millions, comme le disait la légende dorée...

Pendant tout ce temps-là, le secret n'a été connu que de lui seul et de sa famille.

Maintenant, Gûnter a 44 ans, et il est le père de deux enfants. Et il a une profession : caméraman et cinéaste (il a un site).

mardi, 17 octobre 2006

LEGO - Camp de concentration

Non, il ne s'agit pas d'un canular ou d'une plaisanterie d'un très mauvais goût. Il s'agit d'une oeuvre d'art de l'artiste polonais Zbigniew Libera... 7 boîtes de Lego. 2 grandes, 1 moyenne et 4 petites. Toutes avec le logo de Lego, ainsi qu'un numéro de série. Comme si c'étaient de vrais jeux de construction. Les plus grandes présentent le camp tout entier et un crématoire ; la moyenne, un dortoir ; les 4 petites, un gardien s'acharnant sur un prisonnier, un médecin se livrant à des expériences, un groupe de prisonniers avec un pendu, un commandant entouré de ses gardes.

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