Blake et Mortimer

samedi, 31 janvier 2015

Hôtel Duranton

hotel_39_rue_raynouard__1_.jpgHergé avait prononcé cette sentence : “Jacobs ne triche jamais”. Sachant celà, il était plus que probable que l’hôtel du joaillier Duranton-Claret, dans L’affaire du collier, avait un modèle. Le créateur de la série Blake et Mortimer avait certainement pris des photos lors de ses repérages parisiens. En s’appuyant sur l’album, nous en avions déduit que l’hôtel particulier devait se situer au numéro 39 de la rue Raynouard (XVIème). Mais à cet emplacement s’élève de nos jours un immeuble moderne de 9 étages… A quoi ressemblait l’hôtel de Duranton ? Quand avait-il été construit ? Quand a-t-il été démoli ? Nous publions aujourd’hui des images et des informations inédites sur le web.

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dimanche, 8 décembre 2013

Ceci n'est pas (une suite à) La Marque Jaune

Avec la multiplication des Septimus, les auteurs assurent avoir voulu faire un clin d’oeil à Magritte. Mais il aurait fallu en faire un principe, et légender la couverture du tome 22 des aventures de Blake et Mortimer, L’Onde Septimus, de l’avertissement suivant : ceci n’est pas la suite de La Marque Jaune… Ce qui aurait eu le mérite de ne pas susciter trop d’attentes. Ainsi que l’onde - guère méga - de déception et d’aigreur, qui circule sur la toile.

Très bien dessiné par Aubin, le nouveau Blake et Mortimer est déservi par un mauvais scénario. La couverture (pourtant superbe) est trompeuse : la marque jaune n’est pas de retour, Olrik se traine comme un boulet, Mortimer boit du champagne et tripote quelques boutons, Churchill a lu Virginia Woolf, et l’inspecteur Kendall est en vacances.

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Blake et Mortimer, Churchill, E.P. Jacobs, La Marque Jaune, Londres, Olrik

mardi, 16 octobre 2012

Mortimer et le métro de la S.A.F.E.G.E.

sciences_avenir_cover_158.jpgD’une vision futuriste à un cauchemar post-apocalyptique. La ressemblance entre la première case de la planche 26 du Piège diabolique et la couverture du numéro 158 de Sciences et avenir (avril 1960) est frappante. On sait le goût de E.P. Jacobs pour le réalisme et la documentation abondante. A l’évidence, le père de Blake et Mortimer s’est inspiré d’un projet aérien avorté des années 60, pour l’enterrer dans les boyaux dévastés d’un métro souterrain en l’an 5060. Comme si le métro de la S.A.F.E.G.E. avait réellement été mis en service.

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Blake et Mortimer, E.P. Jacobs, Paris, S.A.F.E.G.E.

mercredi, 18 août 2010

OO-CBI : De Blake et Mortimer à Patrice Lumumba

grande_pyramide_13.jpgDans Le mystère de la grande pyramide, tome 1, le capitaine Francis Blake prend un vol de la SABENA au départ de Bruxelles, afin de ralier Le Caire, où l’attend le professeur Mortimer. Chacun connaît l’histoire : à l’escale d’Athènes, un sbire du colonel Olrik croit abattre Blake, lequel profite de l’occasion pour disparaître dans l’ombre. Et chacun connaît aussi le réalisme de l’auteur de ces aventures, Edgar P. Jacobs : l’avion de la Sabena, dans l’histoire, est censé être un DC-4 immatriculé OO-CBI. Naturellement, cet appareil a bien existé, mais une rapide recherche sur le web nous apprend que cet avion a aussi été le théâtre d’une page très sombre de l’histoire de la toute jeune république du Congo, plus de quinze ans après les aventures imaginaires de Blake et Mortimer.

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lundi, 15 février 2010

By Jove !

le gros sharkey en rogneEvidemment, le lecteur belge - ou plutôt : tout lecteur connaissant le patrimoine architectural de Bruxelles et de ses environs - peut l’identifier sans peine. Mais pour les autres, le château qui a inspiré E.P. Jacobs dans S.O.S. Météores restait un mystère. Car à l’évidence, le château du Haut-Buc, reconstruit au XIXème siècle dans un style néo-classique, n’est pas le château de Troussalet, censé être une ancienne manufacture du XVIIIème siècle, dans le style Louis XV.

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