Dernières nouvelles

mercredi, 22 avril 2009

Playing The Fool

Battu aux présidentielles de 1960, défait aux élections de 1962 pour le poste de gouverneur de Californie, Richard Nixon semblait fini en politique. Mais son come-back débuta dès mars 1963 par une apparition dans le Jack Paar Program : Tricky Dick interprète au piano un morceau composé par lui-même. De quoi faire oublier les grosses gouttes de sueur lors du duel télévisé contre JFK, trois ans plus tôt.



JACK PAAR : Mr. Nixon plays the piano. I heard from a friend of his that he wrote a composition. Would you bring a piano out here, if we can do this ? We had Mrs. Nixon, Pat, had a tape recorder going one afternoon and she quietly said to Mr. Nixon, "Why don't you play an old piece ?" She recorded it. That's okay. Mr. Nixon is aware of that. This is not one of those trick surprises. But the funny thing is we have hired about 15 Democratic violinists to fill out the... ( laughter ) we're spending more money for this orchestra than we've ever spent in our life. And Jose has made a concerto arrangement of this hinky-dinky song you wrote. Would you play it for us ?

RICHARD NIXON : Let me say this.

JACK PAAR : Do you have a title ?

RICHARD NIXON : Oh, no. You asked a moment ago whether I had any future political plans to run for anything. If last November didn't finish it, this will, because believe me, the Republicans don't want another piano player in the White House.





La blague sur les Républicains qui ne veulent pas un autre pianiste à la Maison-Blanche fait allusion aux performances de Nixon, en tant que vice-président, quelques années plus tôt. Le voici, accompagné par le violoniste Jack Benny, pour la soirée du 21 novembre 1959, du President's Black Tie Ball of the National Press Club :



Tricky et Jack Benny (1959)

Mais l'allusion s'étend aussi à l'ancien président démocrate Harry Truman, dont le piano fut un véritable violon d'Ingres, depuis la plus tendre enfance. Les performances de ce dernier furent d'ailleurs plus nombreuses, avant, pendant et après sa présidence ; et les accords de Potsdam de 1945, qui aboutirent à la bipartition de l'Europe, furent signées au son du piano de Truman... Mais ceci fera l'objet d'un prochain billet.